Moscou célèbre le cinéma africain : diplomatie culturelle

Ouvert le 7 octobre à Moscou, le IVe Festival international de la culture et
du cinéma africains confirme l'offensive culturelle russe sur le continent.
Pendant ce temps, du Gullah américain aux traditions béninoises, la culture
africaine s'affirme partout. Tour d'horizon.

C'est un signal géopolitique autant que culturel. Le 7 octobre s'est ouvert à
Moscou le IVe Festival international de la culture et du cinéma africains,
« Afrique. Ensemble vers l'avenir ». Selon la presse, l'événement confirme la
stratégie russe de diplomatie culturelle face au repli occidental sur le
continent.

Au-delà de la géopolitique, ce festival met en lumière la vitalité du cinéma
africain, qui cherche de nouveaux partenaires et de nouveaux publics. Pour les
cinéastes congolais, souvent en quête de financements et de vitrines
internationales, ces nouvelles plateformes d'échanges méritent attention —
sans naïveté sur les arrière-pensées diplomatiques.

Et la culture africaine, elle, n'a pas attendu les festivals pour rayonner.
GEO raconte ainsi comment la culture gullah, héritage unique des Africains
déportés, survit depuis des siècles aux États-Unis, y compris à travers sa
langue, moyen de communication et de résistance. Au Bénin, La Nation décrit
l'enterrement du placenta, tradition transmise de génération en génération,
aujourd'hui confrontée aux réalités de l'exil et de la médecine moderne.

De Moscou à la Caroline du Sud, de Cotonou à Kinshasa : la culture africaine
se vit, se transmet et se réinvente, sur le continent comme dans ses
diasporas.

Sources : Lequotidien, GEO, La Nation Bénin

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