Joker, Hannibal Lecter, Split… Les thrillers adorent mettre en scène la
maladie mentale. Mais entre clichés et idées préconçues, comment le cinéma
représente-t-il vraiment la folie ? Décryptage.
Ils comptent parmi les personnages les plus marquants du cinéma contemporain :
le Joker, Hannibal Lecter, les multiples personnalités de « Split ». Tous ont
un point commun : leur rapport à la maladie mentale, réel ou fantasmé. Dans un
décryptage remarqué, Allociné s'interroge : comment les maladies mentales
sont-elles représentées au cinéma ? Entre clichés et idées préconçues, le
sujet reste bien souvent incompris.
Le constat est sévère. Pendant des décennies, le grand écran a associé
trouble psychique et dangerosité, nourrissant ce que les spécialistes appellent
la « psychophobie » : la peur et la stigmatisation des personnes atteintes de
troubles mentaux. Le tueur fou, le génie dérangé, le patient évadé… autant de
figures qui ont durablement marqué l'imaginaire collectif.
Pourtant, les choses évoluent. Des œuvres récentes tentent une approche plus
juste et plus humaine, donnant la parole aux personnes concernées et montrant
la complexité de ces parcours. Le débat dépasse le seul divertissement : ce que
nous voyons à l'écran façonne notre regard sur la maladie mentale dans la
vraie vie.
Et chez nous ? En RDC comme ailleurs en Afrique, la santé mentale reste un
sujet tabou, souvent renvoyé à la superstition. Le cinéma — congolais,
nollywoodien ou hollywoodien — a un rôle à jouer pour changer les regards.
Sources : Allociné
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